Des légendes anciennes aux visions recomposées : la photographie mauricienne au fil du temps
Tenter d’embrasser la trajectoire de la photographie à Maurice, c’est d’abord accepter la logique de la fragmentation. Sur cette île de rencontres, la photographie a, dès le XIXe siècle, côtoyé les récits coloniaux – en témoignent les albums photographiques d’Auguste Toussaint, ou les portraits de studio de Camille Lefèvre dès 1910. À la fin du XXe siècle, la pratique reste principalement familiale ou documentaire. Les mutations contemporaines commencent véritablement autour des années 2000. On assiste alors à une dissociation progressive de la photographie d’illustration – celle destinée à l’industrie touristique – et de la photographie d’auteur, qui s’aventure sur d’autres rivages esthétiques.